The Edimburgh Register House
Dans le cadre de l'étude des sources du Rite Français Traditionnel, René Guilly avait établi une liste des textes historiques, avec pour partie, des ½uvres de langue anglaise et d'autres de langues française. Le plus ancien de ces écrits est daté, au dos, de 1696, il est écossais, c'est : "The Edimburgh Register House Manuscript" ou encore, "Le Manuscrit dit des Archives d'Edimbourg". En effet, la Register House d'Edimbourg n'est autre que la maison des enregistrements c'est-à-dire les archives locales, ou l'état civil, et c'est là qu'en 1930, Charles Mc Innes y découvrit ce manuscrit, montrant des traces nombreuses d'utilisation. En ce qui concerne les publications, il nous faut noter celle dès justement 1930, dans la revue de la loge de recherche Anglaise Ars Quatuor Coronatorum (1) , puis dans les différentes éditions du "Early Masonic Catechisms" (2) et dont il n'existe à ma connaissance, aucune traduction française...
D'autre part, nous, maçons de la Loge Nationale Française, sommes formés à l'école de la revue "Renaissance Traditionnelle", ainsi, comment pourrions nous ne pas nous intéresser à ce manuscrit, quand le premier article de René Desaguliers, dans le numéro 1 de la revue presque quadragénaire (3) , commence par ces mots : « Le plus ancien texte rituel maçonnique connu est "Le manuscrit des Archives d'Edimbourg" daté de 1696 » (4) ? Fidèle à l'esprit des fondateurs de la LNF, il nous faut approcher au plus près les sources, afin de connaître les origines de la maçonnerie.
Ainsi, ce manuscrit constitue avec deux autres que sont : le "Chetwode Crawley" (5) , et le "Kevan" (6) , trois écrits essentiels qui semblent issus d'une racine commune, constituant une illustration sérieuse de la rituélie écossaise du début du XVIIIème siècle et de ce que l'on nomme la connaissance du "Mot de maçon", ils sont en quelque sorte les vestiges de la première instruction maçonnique Ecossaise, et qui forment à eux trois "La série de Kilwinning (7) ". Penchons nous donc sur le texte, dont voici une traduction (8) ...
Quelques questions que les maçons ont coutume de poser à ceux qui ont le mot, avant de les reconnaître. 1696
Question 1 : Etes-vous maçon ?
Réponse : Oui.
Q. 2 : Comment le connaîtrai-je ?
R. : Vous le connaîtrez en temps et lieu convenables.
Remarques : la dernière réponse ne doit être faite qu'en présence de gens qui ne sont pas maçons. Mais en l'absence de telles gens vous devriez répondre : par signes, conventions et autres points de mon entrée (9) .
Q. 3 : Quel est le premier point ?
R. : Dites-moi le premier point, je vous dirai le second. Le premier est de celer et cacher ; le second : «sous une peine qui ne saurait être moindre», qui consiste alors à vous c....r la g...e, car vous devez faire ce signe quand vous dites cela.
Q. 4 : Ou avez-vous été entré ?
R. : A l'honorable Loge.
Q. 5 : Qu'est-ce qui fait une Loge véritable et parfaite ?
R. : Sept maîtres, cinq apprentis entrés, à un jour de marche d'un bourg, là où on n'entend ni un chien aboyer, ni un coq chanter.
Q. 6 : Ne peut-on pas former à moins une Loge véritable et parfaite ?
R. : Oui, cinq maçons et trois apprentis entrés.
Q. 7 : Et à moins [encore] ?
R. : Plus on est, plus on rit, moins on est, meilleure est la chère.
Q. 8 : Quel est le nom de votre Loge ?
R. : Kilwinning.
Q. 9 : Comment se tient votre Loge ?
R. : Est et Ouest, comme le temple de Jérusalem.
Q. 10 : Où se tint la première Loge ?
R. : Dans le porche du temple de Salomon.
Q. 11 : Y a-t-il des lumières dans votre Loge ?
R. : Oui, trois : le nord-est, le sud-ouest, et le passage de l'est. La première désigne le maître maçon, la seconde le surveillant, la troisième le compagnon poseur.
Q. 12 : Y a-t-il des bijoux dans votre Loge ?
R. : Oui, trois : [un] parpaing, un pavé d'équerre et un large ovale
Q. 13 : Où trouverai-je la clé de votre Loge ?
R. : A trois pieds et demi de la porte de la Loge, sous un parpaing et une motte verte. Mais sous le repli de mon foie, là où gisent tous les secrets de mon c½ur.
Q. 14 : Qu'est la clé de votre Loge ?
R. : Une langue bien pendue.
Q. 15 : Où se trouve la clé ?
R. : Dans la boîte d'os.
Après que les maçons vous ont examinés par toutes ces questions ou par quelques-unes d'entre elles, et que vous y avez répondu avec exactitude et fait les signes, ils vous reconnaîtront, non pas cependant pour un maître maçon ou compagnon du métier, mais seulement pour un apprenti, c'est pourquoi ils vous diront : je vois que vous avez été dans la cuisine, mais je ne sais pas si vous avez été dans la salle.
R. : J'ai été dans la salle aussi bien que dans la cuisine
Q. 1 : Etes-vous compagnon du métier ?
R. : Oui
Q. 2 : Combien y a-t-il de points du compagnonnage ?
R. : Cinq, à savoir : pied à pied, genou à genou, c½ur à c½ur, main à main et oreille à oreille.
Faites alors le signe du compagnonnage, et serrez la main [de votre interrogateur], et vous serez reconnu pour un véritable maçon. Les mots sont dans le premier livre des Rois, ch. 7, v. 2l et dans le deuxième livre des Chroniques, ch. 3, dernier verset.
La manière de donner le mot du maçon.
Tout d'abord vous devez faire agenouiller la personne qui va recevoir le mot, et après force cérémonies destinées à l'effrayer, vous lui faites prendre la Bible et, plaçant sa main droite dessus, vous devez l'exhorter au secret, en le menaçant de ce que, s'il vient à violer son serment, le soleil dans le firmament et toute la compagnie témoigneront contre lui, ce qui sera cause de sa damnation, et qu'aussi bien les maçons ne manqueront pas de le tuer. Puis, après qu'il a promis le secret, ils lui font prêter serment comme suit :
Par Dieu lui-même et vous aurez à répondre à Dieu quand vous vous tiendrez nu devant lui au jour suprême, vous ne révélerez aucune partie de ce que vous allez entendre ou voir à présent, ni oralement, ni par écrit ; vous ne le mettrez jamais par écrit, ni ne le tracerez avec la pointe d'une épée, ni avec aucun autre instrument, sur la neige ou le sable, et vous n'en parlerez pas, si ce n'est avec un maçon entré ; ainsi que Dieu vous soit en aide.
Après qu'il a prêté le serment, on l'emmène hors de la compagnie, avec le plus jeune maçon, et quand il est suffisamment effrayé par mille postures et grimaces ridicules. il doit apprendre dudit maçon la manière de se tenir à l'ordre, ce qui est le signe, et les postures et paroles de son entrée, qui sont comme suit :
Quand il rentre dans la compagnie, il doit d'abord faire un salut ridicule, puis le signe, et dire : Dieu bénisse l'honorable compagnie. Puis, retirant son chapeau d'une manière très extravagante qui ne doit être exécutée que dans ces circonstances (comme le reste des signes), il dit les paroles de son entrée, qui sont comme suit :
Me voici, moi le plus jeune et le dernier apprenti entré, qui viens de jurer par Dieu et saint Jean, par l'équerre, le compas et la jauge commune, d'être au service de mon maître à l'honorable loge, du lundi matin au samedi soir, et d'en garder les clés, sous une peine qui ne saurait être moindre que d'avoir la langue coupée sous le menton, et d'être enterré sous la limite des hautes marées, où nul ne saura [qu'est ma tombe].
Alors, il fait à nouveau le signe, en retirant la m..n sous le m....n devant la g...e, ce qui signifie qu'on l. l.. c...a au cas qu'il manque à sa parole.
Ensuite, tous les maçons présents se murmurent l'un à l'autre le mot, en commençant par le plus jeune, jusqu'à ce qu'il arrive au maître maçon, qui donne le mot à l'apprenti entré.
Maintenant, il faut remarquer que tous les signes et mots dont on a parlé jusqu'ici appartiennent à l'apprenti entré. Mais pour être un maître maçon ou compagnon du métier il y a plus à faire, et c'est ce qui suit.
Tout d'abord, tous les apprentis doivent être conduits hors de la compagnie, et il ne doit rester que des maîtres. Alors, on fait de nouveau agenouiller celui qui doit être reçu membre du compagnonnage, et il prête le serment qui lui est présenté de nouveau. Ensuite, il doit sortir de la compagnie avec le plus jeune maçon pour apprendre les postures et signes du compagnonnage, puis, en rentrant, il fait le signe des maîtres et dit les mêmes paroles d'entrée que l'apprenti, en omettant seulement la jauge commune. Alors, les maçons se murmurent l'un à l'autre le mot en commençant par le plus jeune comme précédemment, après quoi le nouveau maçon doit avancer et prendre la posture dans laquelle il doit recevoir le mot, et il murmure au plus ancien maçon : les dignes maîtres et l'honorable compagnie vous saluent bien, vous saluent bien, vous saluent bien (10 .
Alors le maître lui donne le mot et lui serre la main à la manière des maçons, et c'est tout ce qu'il y a à faire pour faire de lui un parfait maçon.
Que peut on donc noter d'intéressant dans ce texte primordial. Tout d'abord reprenons la deuxième question, l'auteur ici traduit « token », que l'on retrouve d'ailleurs dans le "Chetwode Crawley" et le "Kevan" par : convention, et nous maçons du XXIème siècle comprenons attouchements, la traduction moderne colle également bien à la définition en parlant de marque, de témoignage (11).
Ensuite le saint Jean dont il est question dans ce texte, est Jean le Baptiste, par analogie entre les circonstances de sa mort et le signe de pénalité consistant à avoir la gorge tranchée...
Plus avant, remarquons cette curieuse formule question et réponse n°5, que l'on retrouve partiellement dans notre Rite Français Traditionnel. Q. 5 : Qu'est-ce qui fait une Loge véritable et parfaite ? R. : Sept maîtres, cinq apprentis entrés, à un jour de marche d'un bourg, là où on n'entend ni un chien aboyer, ni un coq chanter. C'est dans les Old Charges et plus particulièrement dans les statuts de la Loge d'Aberdeen de 1670 que l'on va en retrouver la source, car ils prescrivent que les tenues aient lieu « au milieu des champs » et que les réceptions d'apprentis se fassent « dans l'ancienne loge des champs », mais il semble toutefois que ce ne soit pas l'air de la campagne qui attire les maçons de l'époque, mais surtout l'intérêt d'échapper à l'autorité de quelque guilde ou corporation de la ville, ou tout simplement encore, pour respecter et reproduire le calme et le silence qui prévalut à la construction du Temple de Salomon.
Pour ce qui est des lumières, Q. 11 : Y a-t-il des lumières dans votre Loge ? R. : Oui, trois : le nord-est, le sud-ouest, et le passage de l'est. La première désigne le maître maçon, la seconde le surveillant, la troisième le compagnon poseur. Les Lumières qui sont donc les trois chandeliers, on les retrouve donc bien placés comme ici, autour de notre tapis de Loge pour Nord-est et Sud-ouest, mais alors, quid de cette expression passage de l'Est, traduction de « eastern passage » ? Littéralement elle pourrait signifier plein est...mais pourtant les reproductions picturales de loges spéculatives de l'époque montrent bien elles, une disposition semblable à celle que nous avons ici... On peut aussi analyser ceci autrement, c'est-à-dire que dans ce cas de loge du XVIIème siècle, la loge symbolisant le parvis du Temple de Salomon, la colonne Yakin est au nord-est, Boaz au sud-est, et donc le passage de l'est est tout naturellement entre les deux et plein est, la porte du Temple...On en déduira aisément et simplement que la disposition des trois grands chandeliers variait dans les Loges de l'époque et nous avons gardé et fixé, une variante, contraire de la maçonnerie Anglaise qui elle, place donc une lumière à l'est, au milieu.
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Cette même question, nous amène également à un peu de définitions et surtout à quelques notions de traduction... En effet, ce maître maçon est l'équivalent du maître de la Loge de notre Rite Français Traditionnel, c'est donc le Très Vénérable de l'époque. Ensuite il nous faut noter ici une spécificité du manuscrit d'Edimbourg, en effet on distingue à cette époque au sein de la maçonnerie opérative, les tailleurs de pierre (« hewers ») et ceux dont on nous parle ici : les « compagnons poseurs de pierre » (« setter craft ») alors que le Chetwode et le Kevan vont fixer pour l'avenir le terme de « compagnon du métier » (« fellow craft »)... C'est "Prichard's Masonry Dissected" (12) qui le premier, fixera à son tour les trois lumières mineures (13) en Soleil, Lune et Maître maçon ou Maître de la Loge, comme nous en avons repris l'usage.
Enfin, développons la notion de bijoux qui induit trois traductions particulières. Q. 12 : Y a-t-il des bijoux dans votre Loge ? R. : Oui, trois : [un] parpaing, un pavé d'équerre et un large ovale. Et tout d'abord le parpaing (« perpend ashlar »), la pierre parpaigne chère à René Désaguliers (14), elle est différente de la simple pierre brute, elle est déjà dégrossie, et surtout chez les maçons Ecossais du XVIIème siècle elle symbolise le Christ lui-même. Le pavé d'équerre lui est la pierre polie, cubique, sur laquelle on peut poser une équerre symbole "[du] but et [de] la perfection de l'ordre" (15) ... Et enfin et plus surprenant savez vous ce qu'est le large ovale : traduction de « broad ovall » ? Eh bien ce large ovale, serait la hache que nous avons sur notre tapis et autour, encore appelée la Laie ou marteau bretté... Mais alors d'où vient la corruption ? Première solution, marteau bretté, en vieil anglais ou vieil écossais, c'est « broked mall » comme dans le Chetwode Crawley d'où la confusion possible. L'autre option, serait la corruption avec la pierre cubique à pointe « broached urnall »...
Mais revenons plus particulièrement sur le manuscrit. Il semble qu'à ce jour hélas, on ne sache pas dans quelles circonstances il fut écrit, il tient sans doute d'une copie de manuscrits primitifs dont nous n'avons pas de trace à ce jour. Souvenons nous toutefois de son titre : Quelques questions que les maçons ont coutume de poser à ceux qui ont le mot, avant de les reconnaître et de l'époque 1696, qui correspond à la transition entre les maçons écossais opératifs vers la franc-maçonnerie spéculative (16). Il n'a pas le caractère d'ancienneté que l'on doit, de toute évidence reconnaître, aux deux statuts Shaw par exemple, de 1598 et 1599 ou bien encore des registres des loges écossaises d'Aicheson Haven (1598), Edimbourg (1599) ou Kilwinning (1642). D'ailleurs le fait que Kilwinning soit citée dans notre manuscrit, argumente ainsi la supposition d'une copie d'un manuscrit antérieur, comme l'avons dit en préambule. Pourtant, malgré tout, son originalité tient dans le fait qu'il dévoile, pour la première fois des éléments du rituel, en faisant ainsi un
document de premier choix, certains auteurs ont émis l'hypothèse que cette divulgation était le fruit de profanes, car des maçon de l'époque n'auraient pas ni pris le risque de la publication, ni utilisé la même forme, pour nôtre part, nous pensons que malgré tout une telle connaissance ne pouvait être l'apanage que d'initiés...
Nous l'avons vu le texte est composé de deux parties, d'abord des quinze questions-réponses, un tuilage en quelque sorte, permettant une reconnaissance du maçon et qui ont valu ce nom de catéchisme (17) ou de nos jours, instruction par demandes et réponses. La deuxième partie peut être assimilée à un mini rituel de réception ou d'initiation, comprenant essentiellement nous l'avons vu un serment, et la communication ou encore, la façon, de donner le mot de maçon. Ce mot et la manière de le communiquer, semblent à eux seuls, pouvoir symboliser le secret maçonnique. Notons ici que la cérémonie est décrite en anglais comme une entrée en maçonnerie (« entrie »). On soulignera aussi, que le système est constitué de deux grades et en tout premier lieu celui d'apprenti-entré « entered apprentice ». Il nous faut à ce stade revenir sur les Statuts Shaw (18) qui 100 ans plus tôt montraient déjà l'existence de deux catégories d'apprentis : les apprentis-reçus ou apprentis-enregistrés et d'autre part les apprentis-entrés que nous venons de voir. La réception n'induisait qu'un enregistrement sur le livre de la Loge et en aucun cas une cérémonie rituélique. Le "reçu" commençait à se former, l'"entré" lui, tout en gardant son statut primitif d'apprenti, était alors doté d'une petite notion d'autonomie professionnelle. En ce qui concerne le second grade, il est celui de compagnon du métier, le « fellow craft ». Je vous rappelle ici que l'on parle souvent de « craft » pour désigner la maçonnerie en anglais, et que ce grade de compagnon du métier est encore appelé maître maçon, maître ou maçon (19)..
En guise, non pas de conclusion, mais surtout d'ouverture de discussion, je dirais que pour la première partie, dans le
tuilage, le cherchant pourra aller trouver les mots là où il est indiqué qu'ils sont (20)...
Pour la seconde partie, nous allons pouvoir si vous le désirez, revenir sur les neufs éléménts que sont:
- La posture du récipiendaire prêt à prêter serment
- Le Serment
- L'instruction du récipiendaire
- Sa rentrée
- La salutation
- La circulation du mot de maçon
- La prestation de serment du futur Compagnon du métier
- Son instruction et sa rentrée
- Ou bien encore la circulation du mot de maître.
Je crois que nous avons là de quoi longuement discuter....
1. Volume 43 par J.Mason Allan. Publié sous forme photographique
2. Knoop, Jones et Hamer. (Manchester.1943 et 1963 & Londres 1975) (KJH1)
3. Renaissance Traditionnelle n°1-Janvier 1970
4. Notes sur le Serment Maçonnique du premier Grade par René Desaguliers
5. The Chetwode Crawley MS (circa 1700), acheté pour collection vers 1900 et offert en 1904 à la Grande loge d'Irlande (KJH2)
6. The Kevan MS (circa 1714 à 1720), découvert en 1954 et offert à la Grande loge d'Ecosse (KJH3)
7. Ville écossaise, à laquelle on prête l'existence de la première Loge du pays, encore aujourd'hui Loge n°0 de la Grand Loge D'Ecosse , et dont le plus ancien document est constitué pas les statuts Shaw de 1598
8. Par Edmond Mazet
9. Entrie est parfois traduit entré comme ici, mais aussi enregistrement ou encore inscription
10. Formule fréquente sans doute à l'époque et que l'on retrouvera plus tard aussi bien qu'ailleurs dans le rituel dans « A Mason's Confession" 1727 et "Masonry Dissected » de Prichards 1730
11. Dictionnaire Robert & Collins
12. Samuel Prichard. La Maçonnerie Disséquée. 1730 (KJH 17)
13. « lesser lights » par rapport aux trois grandes lumières : le volume de la Loi sacrée, l'équerre et le compas.
14. René Desaguliers. Les Pierres de la Franc-maçonnerie. Collection Renaissance Traditionnelle
15. Rituel de Réception de compagnon pour le régime Ecossais rectifié. Instruction par demandes et réponses.
16. Voir : Roger Dachez. Des Maçons opératifs aux Francs-Maçons spéculatifs. Edimaf
17. Voir note n°2
18. Voir Travaux de Gilbert Cédot. Les Statuts Shaw. Loge William Preston. Loge Nationale Française
19. Là aussi voir les Statuts Shaw qui évoquent des « master or fellow of craft »
20. Dans le premier livre des Rois, ch. 7, v. 21 et dans le deuxième livre des Chroniques, ch. 3, dernier verset
Edinburgh Register House MS
Knoop.D, Jones. G.P, Hamer. D.
The Early Masonic Catechisms
Manchester University Press (1963) Second Edition, pp 31-34
SOME QUESTIONES THAT MASONS USE TO PUT THOSE WHO HAVE YE WORD BEFORE THEY WILL ACKNOWLEDGE THEM
Quest. 1 Are you a mason.
Answer yes
Q: 2 How shall I know it?
Ans: you shall know it in time and place convenient.
Remark the forsaid answer is only to be made when there is company present who are
not masons But if there be no such company by, you should answer by signes tokens
and other points of entrie
Q: 3 What is your first point?
Ans: Tell me the first point ile tell you the second, the first is to heill and conceall, second, under no less pain, which is then cutting of your throat, For you most make that sign, when you say that
Q: 4 Where wes you entered?
Ans: At the honourable lodge.
Q:5 What makes a true and perfect lodge?
Ans: Seven masters, five entered apprentices, A dayes journey from a burroughs town without bark of dog or crow of cock
Q: 6 Does no less make a true and perfect lodge,
Ans: yes five masons and three entered apprentices.
Q: 7 Does no less.
Ans: The more the merrier the fewer the better chear
Q: 8 What is the name of your lodge
Ans: Kilwinning
Q: 9 How stands your lodge
Ans: east and west as the temple of jerusalem
Q: 10 Where wes the first lodge.
Ans: In the porch of Solomons Temple
Q: 11 Are there any lights in your lodge
Ans: yes three the north east. s w, and eastern passage The one denotes the master mason, the other the warden The third the setter croft.
Q: 12 Are there any jewells in your lodge
Ans: Yes three, Perpend Esler a Square pavement and a broad oval
Q: 13 where shall I find the key of your lodge, yes
[? = Ans] Three foot and an half from the lodge door under a perpend esler, and a green divot. But under the lap of my liver where all my secrets of my heart lie
Q: 14 Which is the key of your lodge
Ans: a weel hung tongue
Q: 15 where lies the key
Ans: In the bone box
After the masons have examined you by all or some of these Questions and that you have answered them exactly and mad the signes, they will acknowledge you, but not a master mason or fellow croft but only as [? = an] apprentice, soe they will say I see you have been in the Kitchine but I know not if you have been in the hall, Ans I have been in the hall as weel as in the kitchine
Question 1 Are you a fellow craft
Answer: yes
Q: 2 How many points of the fellowship are ther
Ans: fyve viz foot to foot Knee to Kn[ee] Heart to Heart, Hand to Hand and ear to ear. Then make the sign of fellowship and shake hand and you will be acknowledged a true mason. The words are in the I of the Kings Ch 7, 21, and in 2 chr: ch 3 verse last.
THE FORME OF GIVEING THE MASON WORD
Imprimis you are to take the person to take the word upon his knees and after a great many ceremonies to frighten him you make him take up the bible and laying his right hand on it you are to conjure him, to sec[r]ecie, By threatning that if [he] shall break his oath the sun in the firmament will be a witness agst him and all the company then present, which will be an occasion of his damnation and that likewise the masons will be sure to murder him, Then after he has promised secrecie They give him the oath a(s) follows
By god himself and you shall answer to god when you shall stand nakd before him, at the great day, you shall not reveal any pairt of what you shall hear or see at this time whither by word nor write nor put it in wryte at any time nor draw it with the point of a sword, or any other instrument upon the snow or sand, nor shall you speak of it but with an entered mason, so help you god. After he hes taken the oath he is removed out of the company, with the youngest mason, where after he is sufficiently frighted with 1000 ridicolous postures and grimmaces, He is to learn from the sd mason the manner of makeing his due guard whis [? = which] is the signe and the postures and words of his entrie which are as
follows
first when he enters again into the company he must make a ridiculous bow, then the signe and say God bless the honourable company. Then putting off his hat after a very foolish manner only to be demonstrated then (as the rest of the signes are likewise) he sayes the words of his entrie which are as follows
Here come I the youngest and last entered apprentice As I am sworn by God and St John by the Square and compass, and common judge to attend my masters service at the honourable lodge, from munday in the morning till saturday at night and to keep the Keyes thereof, under no less pain then haveing my tongue cut out under my chin and of being buried, within the flood mark where no man shall know, then he makes the sign again and with drawing his hand under his chin alongst his throat which denotes
that it be cut out in caise he break his word. Then all the mason present whisper amongst themselves the word beginning at the youngest till it comes to the master mason who gives the word to the entered
apprentice.
Now it is to be remarked that all the signes and words as yet spoken of are only what belong to the entered apprentice, But to be a master mason or fellow craft there is more to be done which after follows.
first all the prentices are to be removed out of the company and none suffered to stay but matters.
Then he who is to be admitted a member of fellowship is putt again to his knees, and gets the oat[h] administrated to him of new afterwards he must go out of the company with the youngest mason to learn the postures and signes of fellowship, then comeing in again, He makes the masters sign, and sayes the same words of entrie as the app[rent]ice did only leaving out the com[m]on Judge then the masons whisper the word among themselves beginning at the youngest as formerly afterwards the youngest
mason must advance and put himself into the posture he is to receive the word and
sayes to the eldest mason in whispering: The worthy masters and honourable company greet you weel, greet you weel, greet youweel.
Then the master gives him the word and gripes his hand after the masons way, which is all that is to be done to make him a perfect mason
[Endorsement]
Some Questiones Anent the mason word 1696