Dîner Littéraire avec Roger DACHEZ. Vendredi 7 Décembre 2007

Dîner Littéraire avec Roger DACHEZ. Vendredi 7 Décembre 2007
Les Amis Provençaux de Renaissance Traditionnelle organisent le

Vendredi 7 Décembre 2007 à 19h30

Auberge de la Guérine à Calas
(Plan en cliquant ICI)
un
Dîner Littéraire ouvert à tous
dont l'invité sera

Roger Dachez.
Directeur de la Revue Renaissance Traditionnelle, et Président de l'Institut Maçonnique de France

qui présentera son ouvrage co-écrit avec Alain Bauer:

"La Franc-Maçonnerie en 100 mots ?"

Etre franc-maçon, c'est être initié entre autres à un vocabulaire propre à cette institution secrète et en reconnaitre les symboles. C'est aussi adhérer à une certaine vision du monde et de la société, s'accorder sur des expressions qui marquent cette communauté de valeurs. D'"équerre" à "hermétisme", de "Jules Ferry" à la "Légende d'Hiram" ou encore "agapes", à travers 100 termes clés regroupés en sept chapitres, ce livre retrace l'histoire de la franc-maçonnerie, précise les modalités de la vie maçonnique, le sens des symboles, l'organisation institutionnelle, les principales valeurs et les enjeux intellectuels qui lient les maçons. Il nous donne à comprendre les fondamentaux d'une institution singulière, plurielle et finalement mal connue.

Diner et Débat 20¤
Réservations Impératives et Informations auprès de
Robert Guinot : 06.11.72.77.93 - email : robert.guinot@cg13.fr
# Posté le samedi 08 décembre 2007 02:02

Le MS Cooke (de René Désaguliers) résumé par Dominique S.

Le MS Cooke (de René Désaguliers) résumé par Dominique S.
Renaissance Traditionnelle N°41 Tome XI Janvier 1980. p51


Dans ce numéro de Renaissance Traditionnelle, René Désaguliers revient sur l'étude des textes fondateurs et notamment sur les Old Charges. Le but de ce petit travail que nous présentons aujourd'hui, n'est pas une exégèse du Cooke, mais simplement la mise en lumière de quelques généralités ayant comme point de départ l'article présenté dans la Revue.

Nous le savons, l'acte de naissance de la Franc-Maçonnerie est daté du 24 Juin 1717, et avant cela les documents que l'on connaît, sont classés pour une partie sous le terme de Old Charges, que Robert Amadou baptisa les Anciens Devoirs. Ces Old charges sont opératives et anglaises, tout au moins pour les premières, car les premiers textes écossais apparaitront aux alentours de 1660 avec les statuts Schaw. Ces anciens devoirs comptent environ 120 à 130 documents et l'on sait que le rituel de ces anciens devoirs, servait une fois par an lors de l'assemblée annuelle et permettait : de recevoir les nouveaux apprentis et d'en passer d'autres compagnons. Les deux textes les plus connus, sont des textes qui n'ont pas été écrits au-delà du Moyen- âge, ils sont été dénommés : "Les premiers devoirs", ce sont le Regius daté de 1390 qui doit son nom à l'historien Gould qui le surnomma le "Royal" (1) , et le Manuscrit Cooke (2) daté lui des alentours de 1420. On peut d'ailleurs brièvement avancer que les Constitutions d'Anderson seront écrites afin de se substituer à ces Old Charges voire même qu'Anderson utilisa une bonne partie du Cooke. Brièvement aussi, le Regius est rédigé en vers, alors que le Cooke l'est lui, en prose, ils sont anonymes tous les deux. Le Regius a été publié en 1840 par James Halliwell, qui lui vaudra aussi le nom de MS Halliwell, et ce poème tout comme son pendant le Cooke présente l'histoire de l'art de la construction, le tout destiné aux bâtisseurs opératifs du Moyen-âge, en tant que sorte de convention collective, émanant du métier lui-même, mais qu'il convient de ne pas confondre avec les règlements du métier émanant eux, d'une autorité supérieure. Toutefois, ces écrits sont le fait des clercs, des religieux et pas des opératifs eux-mêmes, on peut donc systématiquement y soupçonner la présence sous-tendue d'un pouvoir intellectuel. Il est important de noter que, comme le dit René Désaguliers, en 1980, date de cet article, le Regius n'a jamais encore, été traduit en Français et qu'une seule traduction, qui plus est partielle, existe du Manuscrit Cooke. Le British Museum acquis le Cooke en 1861, et son contenu a été publié la première fois en 1859 par un franc-maçon : Matthew Cooke qui lui donna ainsi son nom. Cette publication porte le titre de "The history and articles of freemasonry". Au passage nous noterons la conception d'Arille Chevallier (3) qui fait justement remarquer que le Cooke est "visiblement formé de deux textes recopiés bout à bout que nous appellerons Cooke I des lignes 643 à 960 très similaire au Regius, à moins que tous deux ne proviennent d'une souche commune recopiée (4) . Et en ce qui concerne les lignes 1 à 642, on parle de Cooke II".

Ce que l'on sait de l'histoire à proprement parler du manuscrit ce sont Knoop, Jones et Hamer une fois de plus, qui nous l'enseignent et ce dans "The Two Earliest Masonic Mss" (5) , à savoir que le premier possesseur connu du MS qui allait devenir le Cooke, fut Georges Payne. Georges Payne, un gentleman, fut élu Grand Maitre de la Grande Loge d'Angleterre en 1718 succédant à Anthony Sayer, Payne insistera sur la recherche et la collecte des textes anciens pour montrer les usages du passé. Ainsi, en 1721, il exhiba lui même son "trésor", en l'occurrence ce qui deviendrait plus tard le MS Cooke, lors de la Tenue du banquet d'Ordre de la Saint Jean d'été de cette année là. L'origine supposée du texte selon nos historiens anglais Knoop et coll. montre l'utilisation d'un dialecte du centre-sud-ouest de l'Angleterre au XIVème siècle.

Alors pourquoi s'intéresser aux Manuscrits Cooke et Regius ? Remettons nous dans le contexte pas si lointain que ça, du début des années 80, et écoutons René Désaguliers : «Notre intention par cette publication est non seulement de fournir un document indispensable à une approche correcte des origines de la maçonnerie, mais aussi d'attirer l'attention sur le caractère tout à fait anormal de la carence actuelle. Nous avons eu connaissance il y a quelques années de traductions françaises de ces deux anciens manuscrits par un spécialiste de l'anglais médiéval ». Nous voyons donc ici le chemin parcouru en moins de trente ans, en ce qui concerne la maçonnologie, toutefois même si tous ces textes sont aujourd'hui traduit, publié analysés, cent fois sur le métier remettons notre ouvrage, et notamment au travers de l'étude de cette Revue qui nous est chère.

Revenons plus précisément au Manuscrit Cooke, et notamment à sa datation, en effet dès le début du poème est cité le Polychronikon qui sera publié en 1482. Donc René Désaguliers en 1980 aurait eu tendance à l'instar de Cooke lui-même à dater le manuscrit d'entre 1480 et 1500, mais Knoop, Jones et Hamer (7) ont montré qu'il s'agirait en fait d'une édition encore antérieure ce qui pouvait nous permettre de dater avec plus de précision le Cooke du début du XVème siècle, soit entre 1400 et 1420. Notons aussi au passage que dans les difficultés de datation Robert Amadou l'avait lui daté de 1425 et Gould de 1430... Cooke et Regius découlent sans doute de la transmission orale d'une réglementation coutumière du métier, remaniée vraisemblablement à un certain moment, nous l'avons dit par les clercs, avec le concours plus que probable des maîtres maçons. Comme tous les textes des Old Charges, on va retrouver deux parties : la pseudo histoire ou plutôt la légende du Métier et ensuite les règles à observer tant du point de vue de la pratique de la maçonnerie de pratique que de celui du comportement et de l'application de la bonne morale. Ceci nous amène à une légère digression, à savoir d'une part que toutes ces notions de morales présentes entre autre dans le Cooke, et les Anciens Devoirs en général, font aussi comprendre pourquoi outre les notions d'édification, les penseurs des XVII et XVIIIème siècles ont emprunté aux maçons leur symbolique. Et ensuite, d'autre part, puisqu'est faite ici la différence entre la maçonnerie de pratique et celle de l'esprit, nous citerons de nouveau Robert Amadou (8) , qui signale que c'est le Cooke, premier des textes des Old Charges en prose, qui donne pour la première fois la notion de spéculatif sous la forme "speculatyf", puis que la première apparition du mot, dans le vocabulaire de la maçonnerie moderne, date elle, de 1757 et ce dans une lettre du Dr Mannighan, au sujet des "additionnal degrees".

Alors à ce point revenons sur les écrits de Roger Dachez dans "Des Maçons opératifs aux Francs-Maçons spéculatifs" (9) citant le travail de Colin Dyer (10) , et qui signale qu'entre le Regius et le Cooke d'une part et les versions suivantes du XVIIIème siècle, il va s'écouler pas moins de 150 ans ! C'est vers 1580 avec le MS Melrose (1581) et le MS Grand Lodge n°1 (1583) que vont à nouveau se multiplier ces Old Charges, et nous aurons la preuve en 1646 avec l'initiation d'Elias Ashmole que ces anciens devoirs étaient encore utilisés, ce malgré l'absence certaine des Loges opératives. Ainsi l'étude comparative de Dyer, entre le Cooke et le Grand Lodge, montre des modifications qui tendraient à prouver, que les Anciens devoirs "tardifs", ne sont pas que de simples copies, mais bien des textes de nature nouvelle, avec des insistances morales et religieuses modifiées, moins dirigés vers les opératifs, et de fait sans doute rédigés par ces nouveaux maçons spéculatifs qui utilisaient la symbolique de l'art de la construction. On s'intéressera bien évidemment à la théorie religieuse de la transition, développée dans Roger Dachez dans l'ouvrage cité précédemment, et à la place du MS Grand Lodge dans cette théorie.

Enfin pour conclure avec ces quelques généralités concernant le Manuscrit Cooke, nous ne saurions inviter le lecteur à parcourir ce texte aujourd'hui traduit, nous ne saurions rappeler l'intérêt de l'étude détaillée du texte fort intéressant dans le but de bien comprendre ce que l'on fait aujourd'hui, étude à laquelle nous nous risquerons peut-être un jour à nôtre tour, afin de synthétiser tout l'immense travail qui a déjà été fait bien avant nous...


NOTES :
(1) : Parce qu'il a appartenu au roi Charles II.
(2) : British Library. Cooke MS 23198
(3) : Loge d'Etudes et de Recherche William Preston. "Les Anciens Devoirs". 2001-2002. Site William Preston, en cliquant ICI
(4) : Comme semble l'attester les lignes 1 à 3 du Regius :
Quiconque voudra bien lire et regarder
Pourra trouver dans un vieux livre
L'histoire des grands seigneurs et de grandes dames...

(5) : Manchester University Press, 1938
(6) : Ecrit par Ranulf Higdon (1280-1363). Moine bénédictin du monastère de St Werburg, ayant prêté ses v½ux à 19 ans et
mort à 83... Il est l'auteur de chroniques, et son Polychronikon rédigé en latin constitue une histoire générale et universelle et une histoire de la théologie. La base est Biblique au point que l'½uvre est divisée en 7 livres. La première traduction est de 1387. On peut essayer de dater ce Polychronikon sur une période allant de 1342-43 à 1357.
(7) : Op. cité
(8) : Robert Amadou. La Tradition Maçonnique. Cariscript. 1986
(9) : Roger Dachez. Des Maçons opératifs aux Francs-Maçons spéculatifs. Edimaf. 2001
(10): Some thougths on the origins of speculative Masonry. Ars Quatuor Coronatorum 95. 192, pp 120-160


BIBLIOGRAPHIE :

• Renaissance Traditionnelle n°41
• Robert Amadou. La Tradition maçonnique. Cariscript. 1986
• www.reunir.fr
• Roger Dachez. Des Maçons opératifs aux Francs-Maçons spéculatifs. Edimaf. 2001
• Arille Chevallier. "Les Anciens devoirs". Loge d'Etudes et de Recherches William Preston. Loge Nationale Française. 2001-2002. www.williampreston.org
• Collectif. L'Herne n°62. "La Franc-Maçonnerie : documents fondateurs". 1992 &
• Travaux de la Loge nationale de recherches Villard de Honnecourt. N°6. 1983
• Patrick Négrier. Le Rite des Anciens Devoirs. Ivoire Clair. 2006
• Patrick Négrier. Textes fondateurs de la Tradition maçonnique. Grasset. 1995
• Paul Naudon. Les Origines religieuses et corporatives de la Franc-Maçonnerie. Dervy.1972
• Jean Ferré. Histoire de la Franc-Maçonnerie par les textes (1248-1782). Du Rocher. 2001
• Robert-Freke Gould. Histoire Abrégée de la Franc-Maçonnerie. Jean de Bonnot. 1997

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# Posté le samedi 08 décembre 2007 05:57
Modifié le mardi 25 décembre 2007 03:50

Le MS Cooke (circa 1400-1420) présenté par Dominique S.

Le MS Cooke (circa 1400-1420) présenté par Dominique S.
(British Library, Cooke, ms 23198)

Grâces soient rendues à Dieu, créateur du ciel et de la terre et de toute chose qui s'y trouve de ce qu'il ait voulu engager sa glorieuse divinité dans la création de tant de choses utiles à l'humanité.

Car il fit toutes choses pour qu'elles fussent obéissantes et soumises à l'homme.

Car il créa tout ce qui est comestible et bon pour l'homme. De plus, il lui a donné la compréhension et la connaissance de diverses sciences et arts pour lui permettre de travailler afin d'arriver, en gagnant sa vie, à réaliser différentes choses qui plaisent à Dieu et lui procurent bien et confort.

Si je devais les énoncer ce serait trop long, mais je dois vous en exposer certaines, pour vous apprendre comment la science de la géométrie commença et qui en furent les inventeurs, ainsi que d'autres techniques comme il est dit dans la Bible et en d'autres livres.

Vous devez savoir qu'il y a sept sciences libérales ; grâce à elles, toutes les sciences et techniques de ce monde ont été inventées. L'une d'elles, en particulier, est à la base de toutes les autres, c'est la science de la géométrie.

Les sept sciences ont les noms suivants :

La première qu'on appelle fondement des sciences a pour nom grammaire, elle enseigne à parler correctement et à bien écrire.

La seconde est la rhétorique, elle enseigne à parler avec grâce et beauté.

La troisième est la dialectique qui enseigne à distinguer la vérité du faux et on l'appelle communément l'art de la sophistique.

La quatrième s'appelle l'arithmétique, elle enseigne l'art des nombres, comment calculer et faire des comptes de toutes choses.

La cinquième, la géométrie, enseigne toutes les dimensions et mesures, et le calcul des poids de toutes sortes.

La sixième est la musique qui enseigne l'art de chanter selon des notes par la voix, l'orgue, la trompe, la harpe et tout autre instrument.

La septième est l'astronomie qui enseigne le cours du soleil, de la lune et des autres étoiles et planètes du ciel.

Nous voulons parler principalement de l'invention de la noble science de la géométrie et dire qui en furent les fondateurs. Comme je l'ai déjà dit, il y a sept sciences libérales, c'est-à-dire sept sciences ou arts qui sont libres et nobles par eux-mêmes, lesquels sept n'existent que par géométrie. Et la géométrie est, on peut le dire, la mesure de la terre. Géométrie vient de geo qui veut dire "terre" en grec et metrona qui signifie "mesure", c'est-à-dire mesurage de la terre.

Ne vous étonnez pas que j'aie dit que toutes les sciences n'existent que grâce à la géométrie, car il n'y a pas métier ou travail fait de main d'homme qui ne se fasse par la géométrie et la raison en est évidente, car si un homme travaille de ses mains il travaille avec un certain outil et il n'y a pas d'instrument concret au monde qui n'ait son origine naturelle dans la terre et à la terre ne doive retourner. Et il n'existe aucun instrument, c'est-à-dire d'outil de travail qui ne soit basé sur des proportions.

Proportion implique mesure, et l'outil ou instrument appartient à la terre. Or la géométrie est mesure de la terre si bien que je peux dire que les hommes vivent tous de la géométrie, car tous les hommes ici-bas vivent du travail de leurs mains.

Je voudrais vous donner bien d'autres preuves de ce que la géométrie est la science qui fait vivre tous les hommes intelligents, mais j'abandonne ici ce point qu'il serait long de développer car à présent je voudrais avancer dans mon sujet.

Vous devez savoir que parmi tous les arts du monde, en tant que métier d'homme, la maçonnerie a la plus grande réputation et forme la majeure partie de cette science de la géométrie, comme il est dit et noté dans les récits de la Bible et chez le Maître des Histoires . Et dans le Polychronicon, chronique qui a fait ses preuves, dans les traités connus sous le nom de Bède, le De Imagine Mundi, les Étymologies d'Isidore, et dans Méthode évêque et martyr.

Et bien d'autres encore disent que la maçonnerie est l'élément principal de la géométrie ce qui peut se dire car elle fut la première à être inventée comme il est noté dans la Bible au premier livre, celui de la Genèse, au chapitre 4 (Genèse 4, 17). En outre les docteurs précités s'accordent là-dessus et certains d'entre eux l'affirment plus ouvertement et plus clairement que ce n'est dit dans la Genèse.

La descendance directe d'Adam, au cours du 7e âge adamique avant le déluge comprenait un homme appelé Lamech, lequel avait deux femmes, l'une nommée Ada et l'autre Sella. Par la première femme Ada il eut deux fils, l'un appelé Jabel (Yabal) et l'autre Jubal (Yubal).

L'aîné Jabel fut le premier à inventer la géométrie et la maçonnerie. Et il construisit des maisons et son nom se trouve dans la Bible : il est appelé le père de ceux qui habitent sous des tentes, c'est-à-dire des maisons d'habitation.

Il fut le maître maçon de Caïn et chef de tous ses travaux quand il construisit la cité de Hénoch, qui fut la première cité à être jamais construite. Et elle fut construite par Caïn fils d'Adam, et il la donna à son propre fils Hénoch et donna à la ville le nom de son fils et l'appela Hénoch, mais elle s'appelle maintenant Effraym.

C'est là que pour la première fois, la science de la géométrie et de la maçonnerie fut pratiquée et mise au point comme science et art. Aussi pouvons-nous dire qu'elle fut la base et le fondement de toute science et technique. et cet homme Jabel fut aussi appelé Pater Pastorum.

Le Maître des Histoires ainsi que Bède, le De Imagine Mundi, le Polychronicon et bien d'autres disent qu'il fut le premier à partager le sol afin que tout homme pût savoir quel était son terrain personnel et y travailler comme à son propre bien. En outre, il partagea les troupeaux de moutons si bien que chacun sut quels étaient ses moutons, aussi pouvons-nous dire qu'il fut l'inventeur de cette science.

Et son frère Jubal ou Tubal, fut l'inventeur de la musique et du chant comme Pictagoras le dit d'après le Polychronicon, Isidore dit de même dans ses Étymologies au 6e livre : il y note qu'il fut l'inventeur de la musique, du chant, de l'orgue et de la trompe et qu'il inventa cette science en écoutant le rythme des marteaux de son frère, qui était Tubal-Caïn.

Tout comme la Bible, en son chapitre 4e de la Genèse, dit que Lamech eut de son autre femme, qui s'appelait Sella, un fils et une fille dont les noms furent Tubal-Caïn pour le fils et Naama pour la fille. Certains disent, suivant le Polychronicon, qu'elle fut la femme de Noé mais nous ne saurions l'affirmer.

Vous devez savoir que son fils Tubal-Caïn fut l'inventeur de l'art du forgeron et des autres arts des métaux, c'est-à-dire, du fer de l'acier, de l'or et de l'argent selon certains docteurs. Quant à sa s½ur Naama elle inventa le tissage, car auparavant on ne tissait pas mais on filait et maillait les tissus et on se faisait les habits qu'on pouvait. Naama inventa l'art de tisser et c'est pourquoi on l'appela art de femme.

Or ces trois frères et s½ur apprirent que Dieu voulait se venger du péché par le feu ou par l'eau et ils s'efforcèrent de sauver les sciences qu'ils avaient inventées. Ils réfléchirent, et se dirent qu'il existait deux sortes de pierre dont l'une résiste au feu - cette pierre s'appelle marbre - et l'autre flotte sur l'eau - et on l'appelle lacerus.

Ainsi imaginèrent-ils d'écrire toutes les sciences qu'ils avaient inventées sur ces deux pierres ; au cas où Dieu se vengerait par le feu le marbre ne brûlerait pas et s'il choisissait l'eau, l'autre pierre ne coulerait pas.

Ils demandèrent à leur frère aîné Jabel de faire deux piliers de ces deux pierres à savoir de marbre et de lacerus et d'inscrire sur ces deux piliers toutes les sciences et techniques qu'ils avaient inventées. Il fit ainsi et acheva tout avant le Déluge.

S'ils savaient bien que Dieu allait envoyer sa vengeance, ils ignoraient par contre, si ce serait par le feu ou par l'eau. Par une sorte de prophétie ils savaient que Dieu allait envoyer l'un au l'autre. Ils écrivirent donc leurs sciences sur les deux piliers de pierre. Certains disent qu'ils gravèrent les sept sciences sur les pierres, sachant qu'allait venir un châtiment.

De fait Dieu envoya sa vengeance si bien que survint un tel déluge et que toute la terre fut noyée. Et tous les hommes sur terre périrent sauf huit : Noé et sa femme, ses trois fils et leurs femmes. De ces trois fils descend toute l'humanité. Ils avaient pour noms Sem, Cham et Japhet. Ce déluge fut appelé le Déluge de Noé car lui et ses enfants en échappèrent.

Et bien des années après ce déluge, on trouva les deux piliers et, suivant le Polychronicon, un grand clerc, du nom de Pictagoras trouva l'un et Hermès, le philosophe, trouva l'autre. Et ils se mirent à enseigner les sciences qu'ils y trouvèrent inscrites.

Toutes les chroniques et histoires, de clercs et la Bible surtout attestent de la construction de la Tour de Babylone. On en trouve le récit dans la Bible, Genèse chapitre 11. Comment Cham fils de Noé engendra Nemrod, comment celui-ci devint puissant sur terre et grandit tel un géant et quel grand roi il fut. Le commencement de son royaume fut le royaume de Babylone proprement dit, Arach, Archad, Chalan et le pays de Sennar. Et ce même Nemrod entreprit la tour de Babylone et il enseigna à ses ouvriers l'art de la maçonnerie à beaucoup de maçons, plus de soixante mille.

Et il leur accordait affection et protection, comme il est écrit dans le Polychronicon et chez le Maître des Histoires et en maints autres traités, sans compter le témoignage de la Bible au même chapitre 11 où il est dit qu'Assur, qui était proche parent de Nemrod, sortit du pays de Sennar et bâtit la ville de Ninive et plateas et bien d'autres encore.

Il est logique que nous exposions clairement de quelle manière les instructions du métier de maçon furent inventées et qui donna pour la première fois son nom à la maçonnerie.

Vous devez savoir ce qui est dit dans le Polychronicon et chez Méthode évêque et martyr : Assur était un noble seigneur de Sennar qui demanda au roi Nemrod de lui envoyer des maçons et des ouvriers spécialisés capables de l'aider dans la construction de la ville qu'il avait l'intention d'entreprendre.

Et Nemrod lui envoya trente centaines de maçons. Quand ils furent prêts à partir, il les convoqua pour leur dire « allez chez mon cousin Assur pour l'aider à construire une ville : mais veillez à bien vous conduire. Je vous donnerai donc des instructions à notre profit commun. Une fois auprès de ce seigneur veillez à être loyaux envers lui comme vous le seriez envers moi et faites loyalement votre travail et votre métier. Tirez-en un salaire raisonnable selon votre mérite. En outre, aimez-vous comme si vous étiez frères et restez unis loyalement. Que celui qui a un grand savoir l'enseigne à son compagnon. Veillez à bien vous conduire vis-à-vis de votre seigneur et entre vous. Que je puisse ainsi être remercié pour vous avoir envoyés et vous avoir appris le métier ».

Ils reçurent ainsi leurs instructions de celui qui était leur maître et seigneur, et partirent chez Assur bâtir la cité de Ninive dans le pays de plateas et bien d'autres villes qu'on appelle Cale et Jesen, qui est une grande ville entre Cale et Ninive.

C'est de cette manière que l'art de la maçonnerie fut pour la première fois présenté comme science, avec des instructions.

Les aînés qui nous précédèrent parmi les maçons firent mettre ces instructions par écrit : Nous les possédons maintenant parmi nos propres instructions dans le récit d'Euclide.

Nous les y avons vues rédigées à la fois en latin et en français. Mais il conviendrait que nous exposions maintenant comment cet Euclide s'intéressa à la géométrie, comme il est rapporté dans la Bible et en d'autres récits. Dans le 12e chapitre de la Genèse on nous dit comment Abraham vint au pays de Canaan, comment Notre Seigneur lui apparut et lui dit : « Je donnerai ce pays à ta descendance ». Mais une grande famine survint et Abraham prit Sara sa femme avec lui et alla en Égypte, avec l'intention d'y rester tant que durerait la famine. Abraham était un homme sage et un grand clerc. Il connaissait les sept sciences et enseigna aux Égyptiens la science de la géométrie. Or notre noble clerc Euclide était son étudiant et apprit sa science. C'est lui qui lui donna pour la première fois le nom de géométrie car on la pratiquait avant qu'elle ne fût nommée géométrie. Il est dit dans les Étymologies d'Isidore, au livre cinq, qu'Euclide fut l'un des inventeurs de la géométrie et qu'il la nomma ainsi. Car de son temps il y avait au pays d'Égypte un fleuve nommé le Nil, et il se répandait si loin dans les terres que les gens ne pouvaient y habiter. Alors Euclide leur apprit à construire de grandes digues et fossés pour se protéger de l'eau. Par la géométrie il mesura le pays et le partagea en lots. Il ordonna à chacun d'enclore son propre lot de digues et de fossés. Le pays alors abonda en toutes sortes de rejetons, en jeunes gens et jeunes filles. Il y eut telle foule de jeunes qu'ils ne pouvaient plus vivre à l'aise.

Les seigneurs du pays se rassemblèrent et tinrent conseil pour savoir comment aider leurs enfants qui n'avaient pas de subsistance convenable, comment s'en procurer pour eux-mêmes et leurs enfants si nombreux. Parmi l'assemblée se trouvait Euclide. Quand il vit que personne ne trouvait de solution il leur dit « Voulez-vous confier vos fils à mes directives et je leur enseignerai une science telle qu'ils en vivront noblement, à condition que vous me juriez de suivre les directives que je donnerai à tous. » Le roi du pays et tous les seigneurs y consentirent. Il était logique que tous consentissent à cette affaire qui leur était profitable et ils confièrent leurs fils à Euclide pour qu'il les dirigeât à son gré et leur enseignât l'art de la maçonnerie.

Il lui donna le nom de géométrie à cause du partage des terrains, comme il l'avait enseigné aux gens du temps de la construction des digues et fossés mentionnés ci-dessus pour se protéger de l'eau. C'est Isidore qui dit dans ses Étymologies qu'Euclide appelle cette technique la géométrie.

Ainsi notre noble savant lui donna un nom et l'enseigna aux fils des seigneurs du pays dont il avait la charge. Et il leur donna pour instruction de s'appeler mutuellement compagnons et pas autrement parce qu'ils étaient du même métier, de naissance noble et fils de seigneurs. En outre celui qui serait le plus expert serait directeur de l'ouvrage et on l'appellerait maître.

Bien d'autres instructions se trouvent inscrites au Livre des instructions. Ainsi ils travaillèrent pour les seigneurs du pays et construisirent des cités, châteaux, temples et demeures seigneuriales. Tout le temps que les enfants d'Israël habitèrent en Égypte ils apprirent l'art de la maçonnerie.

Après qu'ils furent chassés d'Égypte ils arrivèrent en terre promise qui s'appelle maintenant Jérusalem. L'art y fut exercé et les instructions observées, ainsi que le prouve la construction du temple de Salomon, que commença le Roi David. Le Roi David aimait bien les maçons et leur donna des instructions fort proches de ce qu'elles sont aujourd'hui.

A la construction du Temple au temps de Salomon, comme il est dit dans la Bible au premier livre des rois chapitre cinq Salomon avait quatre-vingt mille maçons sur son chantier et le fils du roi de Tyr était son maître maçon. Il est dit chez d'autres chroniqueurs et en de vieux livres de maçonnerie que Salomon confirma les instructions que David son père avait données aux maçons. Et Salomon lui-même leur enseigna leurs coutumes, peu différentes de celles en usage aujourd'hui. Et dès lors cette noble science fut portée en France et en bien d'autres régions.

Il y eut autrefois un noble roi de France qui s'appelait Carolus secundus, c'est-à-dire Charles II. Et ce Charles fut choisi roi de France par la grâce de Dieu et aussi de sa naissance. Certains disent qu'il fut choisi par suite des événements, ce qui est faux puisque selon la chronique il était du sang des rois.

Ce même roi Charles fut maçon avant d'être roi. Après être devenu roi il accorda affection et protection aux maçons et leur donna des instructions et coutumes de son invention, qui sont encore en usage en France. Il leur ordonna aux maîtres et compagnons de tenir une assemblée une fois par an, d'y venir discuter et prendre des mesures concernant tout ce qui n'irait pas.

Peu de temps après arriva saint Adhabelle en Angleterre, et il convertit saint Alban au christianisme. Saint Alban aimait bien les maçons et le premier, il leur donna leurs instructions et coutumes pour la première fois en Angleterre. Il ordonna qu'on leur payât des gages suffisants pour leur travail. Il y eut ensuite un noble roi en Angleterre appelé Athelstan dont le plus jeune fils aimait bien la science de la géométrie. Il savait bien qu'aucun métier ne possédait la pratique de la science de la géométrie aussi parfaitement que celui des maçons, aussi leur demanda-t-il conseil et apprit-il la pratique de cette science correspondant à la théorie. Car il était instruit de la théorie. Il aimait bien la maçonnerie et les maçons et devint maçon lui-même. Et il leur donna les instructions et les noms en usage aujourd'hui en Angleterre et en d'autres pays. Il ordonna qu'on les payât raisonnablement.

Il obtint une patente du roi d'après laquelle ils pouvaient tenir une assemblée à leur convenance, quand ils verraient venu le moment opportun. On trouve mention de ces instructions, coutumes, assemblée et directives dans le Livre de nos instructions : je laisse donc ce point pour l'instant.

Bonnes gens, voici la cause et les circonstances des origines premières de la maçonnerie. Il arriva jadis que de grands seigneurs n'aient pas assez de revenus pour pouvoir établir leurs enfants nés libres, car ils en avaient trop. Ils délibérèrent donc sur le moyen d'établir leurs enfants et de leur montrer comment vivre honnêtement. Ils envoyèrent chercher de savants maîtres en la noble science de la géométrie afin que par leur savoir, ils leur montrent quelque honnête moyen de vivre.

Lors l'un d'eux, qui s'appelait Euglet, qui était fort subtil et savant inventeur, instaura une technique qu'il appela la maçonnerie. Cet art lui fournit l'honnête enseignement pour les enfants des grands seigneurs, à la demande des pères et au gré de leurs enfants.

Après un certain temps, quand ils eurent appris avec grand soin, ils ne furent pas tous capables de pratiquer l'art en question ; aussi le maître Euglet ordonna-t-il que ceux qui possédaient un meilleur savoir fussent honorés et il commanda qu'on appelât maître ceux qui étaient experts, afin qu'ils instruisent les moins habiles. Ils étaient appelés maîtres pour leur noblesse d'esprit et leur savoir. Néanmoins il commanda que ceux qui avaient moins d'esprit ne fussent pas appelés serviteurs ni sujets mais compagnons à cause de la noblesse de leur naissance.

C'est de cette façon que l'art en question commença en d'Égypte sous le magistère d'Euglet. Puis il se répandit de pays en pays, et de royaume en royaume.

Après bien des années, au temps du roi Athelstan qui fut jadis roi d'Angleterre, sur son ordre et celui d'autres grands seigneurs du pays, pour redresser de graves défauts trouvés chez les maçons, ils fixèrent une certaine règle entre eux.

Chaque année ou tous les trois ans comme le jugeraient nécessaire le roi et les grands seigneurs du pays et toute la communauté, des assemblées de maîtres maçons et compagnons seraient convoquées de province en province et de région en région par les maîtres. A ces congrégations les futurs maîtres seraient examinés sur les articles ci-après et mis à l'épreuve en ce qui concerne leurs capacités et connaissances, pour le plus grand bien des seigneurs qu'ils servent et le plus grand renom de l'art en question. En outre, ils recevront comme instruction de disposer avec honnêteté et loyauté des biens de leurs seigneurs, et ce, du haut en bas de l'échelle, car ils sont leurs seigneurs tout le temps qu'ils paient un salaire pour leur service et leur travail.

Article un.
Tout maître doit être compétent et loyal envers le seigneur qu'il sert, disposer de ses biens loyalement comme il le ferait des siens propres, ne pas donner une plus grande paye à aucun maçon que celle qu'il mérite, vu le manque de céréales et de vivres dans la région ; et n'accepter aucune faveur afin que tous soient récompensés d'après leur travail.

Article deux.
Tout maître sera prévenu de venir à cette congrégation afin d'y venir ponctuellement sauf s'il a quelque excuse. Cependant s'il est convaincu de rébellion à de telles congrégations ou de faute impliquant préjudice à son seigneur et tort à notre art, il ne doit avancer aucune sorte d'excuse, sauf s'il est en danger de mort et, bien qu'il soit en danger de mort, il doit informer de sa maladie, le maître qui préside au rassemblement.

Article trois.
Aucun maître ne prendra d'apprenti pour un stage inférieur à sept années au minimum parce que celui qui aurait un stage plus court ne serait guère capable d'être à la hauteur de son art, ni de servir loyalement son seigneur en s'appliquant comme un maçon doit le faire.

Article quatre.
Aucun maître, quel qu'en soit l'avantage, ne prendra d'apprenti né de sang servile, car son seigneur à qui il est asservi l'enlèverait à notre métier et il l'emmènerait avec lui hors de la loge ou de l'endroit de son travail ; ses compagnons risqueraient alors d'aller à son aide, de provoquer une altercation, et mort d'homme pourrait s'en suivre. Cela est interdit. Sans compter que son métier débuta avec des enfants de grands seigneurs de naissance libre, comme il est dit ci-dessus.

Article cinq.
Aucun maître ne donnera plus qu'il mérite à son apprenti pendant son apprentissage afin d'en tirer profit, ni pas assez pour que le seigneur du chantier où il travaille puisse tirer quelque profit de son enseignement.

Article six.
Aucun maître, par avarice ou âpreté au gain, ne prendra d'apprenti à enseigner qui soit difforme, c'est-à-dire ayant quelque défaut qui l'empêche de travailler comme il le devrait.

Article sept.
Aucun maître ne doit être complice, apporter secours ou procurer aide et assistance à un rôdeur venu voler. À cause de ces expéditions nocturnes on ne saurait accomplir son travail et labeur de jour.
Dans ces conditions ses compagnons pourraient se mettre en colère.

Article huit.
S'il arrive qu'un maçon excellent et compétent vienne chercher du travail et trouve un ouvrier incompétent et ignare, le maître du chantier doit accueillir le bon maçon et renvoyer le mauvais, pour le bien de son seigneur.

Article neuf.
Aucun maître ne doit en supplanter un autre car il est dit dans l'art de la maçonnerie que nul ne finirait aussi bien un travail entrepris par un autre, à l'avantage de son seigneur, aussi bien que l'autre le commença dans l'intention de le finir lui-même.

Autres conseils.
Ces conseils viennent de divers seigneurs et maîtres de différentes provinces et congrégations de maçonnerie.

Premier point.
Il faut savoir que qui désire embrasser l'état de l'art en question doit d'abord principalement aimer Dieu et la sainte Église et tous les saints et son maître et ses compagnons comme ses propres frères.

Second point.
Il doit accomplir loyalement la journée de travail t pour laquelle il reçoit son salaire.

Troisième point.
Il peut tenir secret l'avis de ses compagnons en loge et chambre et partout où maçons se retrouvent.

Quatrième point.
Il ne doit faire aucune malfaçon dans l'art en question, ne porter préjudice, ni ne soutenir aucun règlement nuisible au métier ou à quiconque du métier.
Au contraire il doit le soutenir en tout honneur autant qu'il le peut.

Cinquième point.
Quand il recevra son salaire, qu'il le fasse humblement au moment fixé par le maître et qu'il remplisse les conditions de travail et de repos convenues et fixées par le maître.

Sixième point.
Si quelque dispute surgit entre lui et ses compagnons il doit rester tranquille et obéir humblement aux ordres de son maître ou du responsable de son maître au cas où le maître serait absent, jusqu'au prochain congé et s'arranger alors avec ses compagnons, en dehors d'un jour de travail, si non, ce serait préjudiciable à leur travail et au bien du seigneur.

Septième point.
Qu'il ne convoite pas la femme ni la fille de ses maîtres ni de ses compagnons sauf dans les liens de mariage et n'entretienne pas de concubines, de crainte des disputes qui pourraient survenir.

Huitième point.
S'il lui arrive de devenir responsable sous l'autorité de son maître, qu'il soit un intermédiaire loyal entre son maître et ses compagnons, qu'il s'active pendant l'absence de son maître pour l'honneur du maître et le bien du seigneur qu'il sert.

Neuvième point.
S'il est plus savant et plus subtil que son compagnon qui travaille avec lui dans sa loge ou dans quelque autre endroit et qu'il s'aperçoit qu'il risque de blesser la pierre sur laquelle il travaille par manque de science, il peut lui apprendre comment faire et il peut corriger la taille. Il lui en touchera un mot et l'aidera pour le plus grand bien de leur mutuelle affection et afin que l'¦½uvre pour le seigneur ne soit pas abîmée.

Quand le maître et les compagnons, prévenus, se sont rendus à de telles congrégations, en cas de besoin, le shérif de la région ou le maire de la cité ou le conseiller de la ville où se tient la congrégation devra être compagnon et associé au maître de la congrégation pour l'aider contre les rebelles et faire prévaloir les lois du royaume.

Tout d'abord les nouveaux qui ne furent jamais instruits auparavant reçoivent des instructions suivant lesquelles ils ne doivent jamais être voleurs ni complices de voleurs, qu'ils doivent loyalement accomplir leur journée de travail et gagner le salaire qu'ils recevront de leur seigneur ; qu'ils rendront des comptes véridiques à leurs compagnons dans les affaires qui le requièrent et leur accorderont attention et affection comme à eux-mêmes.

Ils doivent être loyaux au roi d'Angleterre et au royaume et observer de toute leur force les articles mentionnés ci-dessus. Après quoi on s'enquerra de savoir si un maître ou compagnon, prévenu, à contrevenu à l'un de ces articles, ce qui, dans l'affirmative, devra alors être discuté.

C'est pourquoi il faut savoir que si un maître ou compagnon, convoqué à l'avance à de telles congrégations, se révolte et refuse de venir ou bien s'il a enfreint l'un des dits articles, et que cela peut être prouvé, il devra abandonner son art de maçon et renoncer à son métier. S'il a l'audace de continuer, le shérif de la région où on risque de le trouver au travail doit le mettre en prison, confisquer tous ses biens et les remettre au roi jusqu'à ce que le pardon royal lui soit octroyé et manifesté. C'est principalement pourquoi ces congrégations sont prévues afin que chacun, du haut en bas de l'échelle, soit bien et loyalement servi en cet art de maçonnerie par tout le royaume d'Angleterre.

Amen ainsi soit-il.
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# Posté le samedi 08 décembre 2007 06:11

The Cooke MS (circa 1400-1420) présenté par Dominique S.

The Cooke MS (circa 1400-1420) présenté par Dominique S.
(British Library, Cooke, ms 23198)

THANKED be God, our glorious Father, the founder and creator of heaven and earth, and of all things that therein are, for that he has vouchsafed, of his glorious Godhead, to make so many things of manifold virtue for the use of mankind.
For he made all things to be subject and obedient to man. All things eatable of a wholesome nature he ordained for man's sustenance. And moreover, he hath given to man wit and the knowledge of divers things and handicrafts, by the which we may labour in this world, in order to therewith get our livelihood and fashion many objects, pleasant in the sight of
God, to our own ease and profit. To rehearse all these matters here were too long in the writing or telling, I will therefore refrain ; but I will nevertheless, tell you some ; for instance, how and in what manner the Science of Geometry was first invented, and who were the founders both thereof and of several other crafts, as is declared in the Bible, and other
histories.
How, and in what manner this worthy Science of Geometry took its rise, I will tell you, as I said
before. You must know that there are seven liberal sciences, from which seven all other sciences and crafts in the world sprung ; but especially is Geometry the first cause of all the other sciences, whatsoevor they be.
These seven sciences are as follows:
The first, which is called the foundation of all science, is grammar, which teacheth to write and
speak correctly.
The second is rhetoric, which teaches us to speak elegantly.
The third is dialectic, which teaches us to discern the true from the false, and it is usually called art or sophistry (logic).
The fourth is arithmetic, which instructs us in the science of numbers, to reckon, and to make
accounts.
The fifth is Geometry, which teaches us all about mensuration, measures and weights, of all kinds of handicrafts.
The sixth is music, and that teaches the art of singing by notation for the voice, on the organ,
trumpet, and harp, and of all things pertaining thereto.
The seventh is astronomy, which teaches us the course of the sun and of the moon and of the other stars and planets of heaven.
Our intent is to treat chiefly of the first foundation of Geometry and who were the founders thereof.
As I said before, there are seven liberal sciences, that is to say, seven sciences or crafts that are free in themselves, the which seven exist only through Geometry. And Geometry may be described as earth-mensuration, for Geometry is derived from geo, which is in Greek "earth," and metrona or a measure. Thus is the word Geometry compounded and signifies the measure of the earth.
Marvel not because I said that all sciences exist only through the science of Geometry. For there is no art or handicraft wrought by man's hands that is not wrought by Geometry which is a chief factor (notabulle cause) thereof. For if a man work with his hands he employs some sort of tool, and there is no instrument of any material in this world which is not formed of some sort of earth (ore) and to earth it will return. And there is no instrument or tool to work with that has not some proportion, more or less. And proportion is measure, and the instrument or tool is earth. And Geometry is earthmensuration therefore I affirm that all men live by Geometry. For all men here to this world live by the labour of their hands.
Many more proofs could I give you that Geometry is the science by which all reasoning men live, but I refrain at this time because the writing of it were a long process.
And now I will enter further into the matter You must know that among all the crafts followed by man in this world, Masonry has the greatest renown end the largest share of this science of
Geometry, as is stated in history, such as the Bible, and the Master of History," and in the
Policronicon a well authenticated (or trustworthy) chronicle, and in the history called Beda De
Imagine Mundi, and Isodorus Ethomolegiarum Methodius Episcopus & Martiris. And many others
say that Masonry is the chief part of Geometry and so methinks it may well be said, for it was the first founded, as is stated in the Bible, in the first book of Genesis and the fourth chapter. And moreover all the learned authors above cited agree thereto. And some of them affirm it more openly and plainly, precisely as in Genesis in the Bible.
Before Noah's Flood by direct male descent from Adam in the seventh generation, there lived a man called Lamech who had two wives, called Adah and Zillah. By the first wife, Adah, he begat two sons, Jabal and Jubal. The elder son Jabal was the first man that ever discovered geometry and masonry, and he made houses, and is called in the Bible the father of all men who dwell in tents or dwelling houses. And he was Cain's master mason and governor of the works when he built the city of Enoch, which was the first city ever made and was built by Cain, Adam's son, who gave it to his own son Enoch, and give the city the name of his son and called it Enoch, and now it is known as Ephraim. And at that place was the Science of Geometry and Masonry first prosecuted and contrived as a science and as a handi-craft. And so we may well say that it is the first cause and foundation of all crafts and sciences. And also this man Jabel was called the father of shepherds. The Master of History says, and Beda De Imagine Mundi and the Policronicon and many others more say, that he was the first that made partition of lands, in order that every man might know his own land and labour thereon for himself. And also he divided flocks of sheep, that every man might know his own sheep, and so we may say that he was the inventor of that science.
And his brother Jubal or Tubal was the inventor of music and song, as Pythagoras states in
Polycronicon, and the same says Isodorous. In his Ethemolegiis in the 6th book he says that he was the first founder of music and song, and of the organ and trumpet; and he discovered that science by the sound of the weights of his brother's, Tubal-Cain's, hammers.
And of a truth, as the Bible says, that is to say, in the fourth Chapter of Genesis, Lamech begat by his other wife Zillah a son and a daughter, and their names Tubal Cain, that was the son, and the daughter was called Naamah. And according to the Policronicon, some men say that she was Noah's wife; but whether this be so or not, we will not affirm.
Ye must know that this son Tubal Cain was the founder of the smith's craft and of other handicrafts dealing with metals, such as iron, brass, gold and silver as some learned writers say; and his sister Naamah discovered the craft of weaving for before her time no cloth was woven, but they span yarn and knit it and made such clothing as they could. And as this woman Naamah invented the craft of weaving it was called woman's-craft.
And these four brethren knew that God would take vengeance for sin, either by fire or water. And they were much concerned how to save the sciences they had discovered, and they took counsel together and exercised all their wits. And they said there were two kinds of stone of such virtue that the one would not burn, called marble, and the other named "Lacerus" would not sink in water. And so they devised to write all the sciences they had found on these two stones, so that if God took vengeance by fire the marble would not burn, and if by water the other would not drown, and they besought their elder brother Jabal to make two pillars of these two stones, that is of marble and of "Lacerus," and to write on the two pillars all the sciences and crafts which they had found and he did so. And therefore we may say that he was the wisest in science, for he first began and carried out their purpose before Noah's flood, Fortunately knowing of the vengeance that God would send, the brethren knew not whether it would be by fire or water. They knew by a sort of prophecy that God would send one or the other, and therefore they wrote their sciences on the two pillars of stone. And some men say that they wrote on the stones all the seven sciences, but [this I affirm not]. As they had it in mind that a vengeance would come, so it befell that God did send vengeance, and there came such a flood that all the world was drowned and all men died save only eight persons. These were Noah and his wife and his three sons and their wives, of which sons all the world is descended, and they were named in this wise, Shem, Ham and Japhet. And this flood is called Noah's Flood, for he and his children were saved therein. And many years after the flood, according to the chronicle, these two pillars were found, and
the chronicle says that a great clerk, Pythagoras, found the one, and Hermes the philosopher found the other, and they taught the sciences that they found written thereon.
Every chronicle and history and many other writers and the Bible especially relate the building or the tower of Babel; and it is written in the Bible, Genesis, Chap. x how that Ham, Noah's son, begat Nimrod, who grew a mighty man upon the earth and waxed strong, like unto a giant. He was a great king and the beginning of his kingdom was the kingdom of Babilon proper, and Erech and Arend and Calnch and the land of Shinar. And this same Ham began the tower of Babel and taught his workmen the Craft of Masonry and he had with him many masons, more than 40,000, and he loved and cherished them well. And it is written in Polycronicon, and in the Master of History, and in other histories, and beyond this the Bible witnesses in the same 10th chapter, as it is written, that Ashur who was of near kindred to Nimrod went forth from the land of Shinar and built the City of Nineveh and Plateas (sic) and many more. For it is written "Do terra illa" [&c.]
It is but reasonable that we should plainly say how and in what manner the Charges of the Mason's Craft were first founded, and who first gave it the name of Masonry And you most know that it is stated and written in the Polycronicon and in Methothus Episcopus and Martiris that Ashur who was a worthy lord of Shinar, sent to Nimrod the king to send him Masons and workmen of the Craft that they might help him make his city which he was minded to make. And Nimrod sent him 3000 masons. And as they were about to depart and go forth, he called them before him and said to them, "Ye must go to my cousin Ashur to help him build a city, but see to it, that ye be well governed, and I will give you a Charge that shall be to your and my profit.
"When you come to that lord, look that you be true to him, even as you would be to me, labour at your Craft honestly, and take a reasonable payment for it such as you may deserve. Love each other as though you were brothers and hold together staunchly. Let him that hath most skill teach his fellow, and be careful that your conduct amongst yourselves and towards your lord may be to my credit, that I may have thanks for sending you and teaching you the Craft." And they received the charge from him, being their lord and master, and went forth to Ashur and built the city of Nineveh in the country of Plateas (sic) and other cities also that are called Calah and Rosen, which is a great city between Calah and Nineveh. And in this manner the Craft of Masonry was first instituted and charged as a science.
Elders of Masons before our times had these charges in writing as we have them now in our Charges of the story of Euclid, and as we have seen them written both in Latin and in French.
But it is only reasonable that we should tell you how Euclid came to the knowledge of Geometry, as stated in the Bible and in other histories. In the XlIth chapter of Genesis it is told how Abraham came to the land of Canaan and our Lord appeared unto him and said, "I will give this land to thy seed." But a great famine reigned in that land and Abraham took Sarah, his wife, with him and made a journey into Egypt to abide there whilst the famine lasted. And Abraham, so says the chronicle, was as a wise man and a learned. And he knew all the seven sciences and taught the Egyptians the science of Geometry. And this worthy clerk Euclid was his pupil and learned of him. And he first gave it the name of Geometry ; although it was practised before his time, it had not acquired the name of Geometry. But it is said by Isodoras in the 5th Book and first Chapter of Ethomolegiarum that Euclid was one of the first founders of Geometry and gave it that name.
For in his time, the river of Egypt which is called the Nile so overflowed the land that no man could dwell therein. Then the worthy clerk Euclid taught them to make great walls and ditches to keep back the water, and by Geometry he measured the land and parcelled it out into sections and caused every man to enclose his own portion with walls and ditches and thus it became a country abounding in all kinds of produce, and of young people and of men and women : so that the youthful population increased so much as to render earning a livelihood difficult. And the lords of the country drew together and took counsel how they might help their children who had no competent livelihood in order to provide for themselves and their children, for they had so many. And at the council amongst them was this worthy Clerk Euclid and when he saw that all of them could devise no remedy in the matter be said to them "Lay your orders upon your sons and I will teach them a science by which they may live as gentlemen, under the condition that they shall be sworn to me to uphold the regulations that I shall lay upon them." And both they and the king of the country and all the lords agreed thereto with one consent.
It is but reasonable that every man should agree to that which tended to profit himself ; and so they took their sons to Euclid to be ruled by him and he taught them the Craft of Masonry and gave it the name of Geometry on account of the parcelling out of the ground which he had taught the people at the time of making the walls and ditches, as aforesaid, to keep out the water. And Isodoris says in Ethomologies that Euclid called the craft Geometry.
And there this worthy clerk Euclid gave it a name and taught it to the lord's sons of that land whom he had as pupils. And he gave them a charge. That they should call each other Fellow and no otherwise, they being all of one craft and of the same gentle birth, lords' sons. And also that the most skilful should be governor of the work and should be called master ; and other charges besides, which are written in the Book of Charges. And so they worked for the lords of the land and built cities and towns, castles and temples and lords' palaces.
During the time that the childen of Israel dwelt in Egypt they learned the craft of Masonry. And after they were driven out of Egypt they came into the promised land, which is now called Jerusalem, and they occupied that land and the charges were observed there. And [at] the making of Solomon's Temple which king David began, King David loved masons well, and gave them [wages] nearly as they are now. And at the making of the Temple in Solomon's time, as stated in the Bible in the third book of Kings and the fifth chapter, Solomon held four score thousand masons at work. And the son of the king of Type was his master mason. And in other chronicles and in old books of masonry, it is said that Solomon confirmed the charges that David his father had given to masons. And Solomon himself taught them their usages differing but slightly from the customs now in use.
And from thence this worthy science was brought into France and into many other regions.
At one time there was a worthy king in France called Carolus Secondus, that is to say Charles the Second. And this Charles was elected king of France by the grace of God and also by right of descent. And some men say he was elected by good fortune, which is false as by the chronicles he was of the blood royal. And this same king Charles was a mason before he became king. And after he was king he loved masons and cherished them and gave them charges and usages of his devising, of which some are yet in force in France ; and he ordained that they should have an assembly once a year and come and speak together in order that the masters and follows might regulate all things amiss.
And soon after that came St. Adhabelle into England and he converted St. Alban to Christianity. And St. Alban loved well masons and he was the first to give them charges and customs in England, And he ordained [wages] adequate to pay for their toil.
And after that there was a worthy king in England, called Athelstan, and his youngest son loved well the science of Geometry ; and he know well, as well as the masons themselves, that their handicraft was the practice of the science of Geometry. Therefore he drew to their councils (or took counsel, or lessons, of them) and learned the practical part of that science in addition to his theoretical (or book) knowledge. For of the speculative part he was a master. And he loved well masonry and masons.
And he became a mason himself. And he give them charges and usages such as are now customary in England and in other countries. And he ordained that they should have reasonable pay. And he purchased a free patent of the king that they might hold an assembly at what time they thought reasonable and come together to consult. Of the which charges, usages and assembly it is written and taught in our Book of Charges; wherefore I leave it for the present.
Good men! for this cause and in this way Masonry first arose. It befell, once upon a time, that great lords had so many free begotten children that their possessions were not extensive enough to provide for their future. Therefore they took counsel how to provide for their children and find them all honest livelihood. And they sent for wise masters of the worthy science of Geometry, that through their wisdom they might provide them with some honest living. Then one of them that was called Euclid a most subtil and wise inventor regulated [that science] and art and called it Masonry. And so in this art of his he honestly taught the children of great lords according to the desire of the fathers and the free consent of their children. And having taught them with great care for a certain time they were not all alike capable of exercising the said art, wherefore the said master Euclid ordained that those that surpassed the others in skill should be honoured above the others. And [comman]ded to call the more skilful "master" and for [him] to instruct the less skilful. The which masters were called masters of nobility, of knowledge and skill in that art. Nevertheless they commanded that they that were of less knowledge should not be called servants or subjects, but fellows, on account of the nobility of their gentle blood. In this manner was the aforesaid art begun in the land of Egypt by the aforesaid master Euclid and so it spread from country to country and from kingdom to kingdom Many years after, in the time of king Athelstan, sometime king of England, by common assent of his Council and other great lords of the land on account of great defects found amongst masons, a certain rule was ordained for them.
Once a year or every three years as might appear needful to the king and great lords of the land and all the comunity, congregations should be called by the masters from country to country and from province to province of all masters, masons and fellows in the said art. And at such congregations those that are made masters shall be examined in the articles hereafter written and be ransacked whether they be able and skilful in order to serve the lords to their profit and to the honour of the aforesaid art. And moreover they shall be charged to well and truly expend the goods of their lords, as well of the lowest as of the highest ; for those are their lords for the time being of whom they take their pay in recompense of their service and toil.
The first article is this. That every master of this art should be wise, and true to the lord who employs him, expending his goods carefully as he would his own were expended; and not give more pay to any mason than he knows him to have earned, according to the dearth (or scarcity and therefore price) of corn and victuals in the country and this without favouritism, for every man is to be rewarded according to his work.
The Second article is this. That every master of the art shall be warned beforehand to come to his congregation in order that he may duly come, there, unless he may [be] excused for some cause or other. But if he be found [i.e., accused of being] rebellious at such congregation, or at fault in any way to his employer's harm or the reproach of this art, he shall not be excused unless he be in peril of death. And though he be in peril of death, yet must, he give notice of his illness, to the master who is the president of the gathering.
The [third] article is this. That no master take no apprentice for a shorter term than seven years at least, for the reason that such as have been bound a shorter time can not adequately learn their art, nor be able to truly serve their employer and earn the pay that a mason should.
The fourth article is this. That no master shall for any reward take as an apprentice a bondsman born, because his lord to whom he is a bondsman might take him, as he is entitled to, from his art and carry him away with him from out the Lodge, or out of the place he is in. And because his fellows peradventure might help him and take his part, and thence manslaughter might arise ; therefore it is forbidden. And there is another reason ; because his art was begun by the freely begotten children of great lords, as aforesaid.
The fifth article is this. That no master shall pay more to his apprentice during the time of his
apprenticeship, whatever profit he may take thereby, than he well knows him to have deserved of the lord that employs him ; and not even quite so much, in order that the lord of the works where he is taught may have some profit by his being taught there.
The sixth article is this. That no master from covetousness or for gain shall accept an apprentice that is unprofitable ; that is, having any maim (or defect) by reason of which he is incapable of doing a mason's proper work.
The seventh article is this. That no master shall knowingly help or cause to be maintained and
sustained any common nightwalker robber by which nightwalking they may be rendered incapable of doing a fair day's work and toil: a condition of things by which their fellows might be made wrath.
The eighth article is this. Should it befall that a perfect and skilful mason come and apply for work and find one working who is incompetent and unskilful, the master of the place shall discharge the incompetent and engage the skilful one, to the advantage of the employer.
The ninth article is this. That no master shall supplant another. For it is said in the art of masonry that no man can so well complete a work to the advantage of the lord, begun by another as he who began it intending to end it in accordance with his own plans, or [he] to whom he shows his plans.
These regulation following were made by the lords (employers) and masters of divers provinces and divers congregations of masonry.
[First point] To wit : whosoever desires to become a mason, it behoves him before all things to
[love] God and the holy Church and all the Saints ; and his master and follows as his own brothers.
The second point. He must give a fair day's work for his pay.
The third [point]. He shall hele the counsel or his fellows in lodge and in chamber, and wherever masons meet.
The fourth point. He shall be no traitor to the art and do it no harm nor conform to any enactments against the art nor against the members thereof : but he shall maintain it in all honour to the best of his ability.
The fifth point. When he receives his pay he shall take it without murmuring, as may be arranged at the time by the master; and he shall fulfil the agreement regarding the hours of work and rest, as ordained and set by the master.
The sixth point. In case of disagreement between him and his fellows, he shall unquestioningly obey the master and be silent thereon at the bidding of his master, or of his master's warden in his master's absence, until the next following holiday and shall then settle the matter according to the verdict of his fellows; and not upon a work-day because of the hindrance to the work and to the lord's interests.
The seventh point. He shall not covet the wife nor the daughter of his master or of his fellows unless it be in marriage neither shall he hold concubines, on account of the discord this might create amongst them.
The eighth point. Should it befall him to be his master's warden, he shall be a true mediator between his master and his fellows : and he shall be active in his master's absence to the honour of his master and the profit of the lord who employs him.
The ninth point. If he be more wise and skilful than his fellow working with him in the Lodge or in any other place, and he perceive that for want of skill, he is about to spoil the stone upon which he is working and can teach him to improve the stone, he shall instruct and help him ; so that love may increase the more amongst them and the work of his employer be not lost.
When the master and fellows, being forewarned are come to such congregations, the sheriff of the country or the mayor of the city or alderman of the town in which the congregation is held, shall if need be, be fellow and associate of the master of the congregation, to help him against disobedient members to maintain the rights of the realm.
And at the commencement of the proceedings, new men who have never been charged before are to be charged in this manner. Ye shall never be thieves nor thieves' maintainers, and shall do a fair day's work and toil for your pay that you take of the lord, and shall render true accounts to your fellows in all matters which should be accounted for to them, and love them as yourselves. And ye shall be true to the king of England and to the realm : and that ye keep with all your might and [power] all the aforesaid articles.
After that an enquiry shall be held whether any master or fellow summoned to the meeting, have broken any of the beforesaid articles, which, if they have done, it shall be then and there adjudicated upon.
Therefore be it known; if any master or fellow being forewarned to come to the congregation, be contumacious and appear not ; or having trespassed against any of the aforesaid articles shall be convicted ; he shall forswear his masonry and shall no longer exercise the craft. And if he presume so to do, the sheriff of the country in which he may be found at work shall put him in prison and take all his goods for the use of the king, until his (the king's) grace be granted and showed him.
For this cause chiefly were these congregations ordained ; that the lowest as well as the highest might be well and truly served in the aforesaid art throughout all the kingdom of England.
Amen, so mote it be.
# Posté le samedi 08 décembre 2007 06:21
Modifié le lundi 10 décembre 2007 00:42

Conférence de Roger Dachez: "Les mystères de Channel Row" à la librairie l'Etoile du Mage

Conférence de Roger Dachez: "Les mystères de Channel Row"  à la librairie l'Etoile du Mage
A l'initiative des

Amis Provençaux de
Renaissance Traditionnelle

et de la librairie incontournable

L'Etoile du Mage
10, rue de Cassis 13008 Marseille (Laurence Gili et Philippe Subrini),

Le samedi 8 Décembre 2007,

Roger Dachez
venait discuter avec les lecteurs au sujet de son roman à succès co-écrit avec
Alain Bauer:

"Les Mystères de Channel Row"
publié chez J-C Lattès.
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# Posté le dimanche 09 décembre 2007 01:06
Modifié le mercredi 12 décembre 2007 01:55